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CENTRE-ALSACE Avec le Sivu forestier

SESTAT CENTRE-ALSACE

Avec le Sivu forestier dans les bois (2) Une matinée dans la forêt en chantier THIERRY MARTEL

Avant de s’attaquer directement au tronc, les deux ouvriers du Sivu réalisent l’égobelage pour éliminer les excroissances au bas du tronc. L’Alsace

Leur président, Jean-Claude Spielmann, ne les appelle pas les « hommes des bois » sans raison : les bûcherons du Sivu des communes forestières de Sélestat et environs travaillent quotidiennement dans un « open space » de près de 7 000 hectares. Quatre d’entre eux étaient récemment dans l’Illwald pour un chantier de coupes prévisionnelles. Avant d’arriver jusqu’au chantier situé au cœur de l’Illwald à Sélestat, il faut parcourir plusieurs kilomètres sur un chemin forestier passablement endommagé par les récentes crues. Enfin, le long du chemin de la chapelle du chêne, on aperçoit des 4x4 et de la fumée s’échappant d’un feu.

Depuis une quinzaine de jours, les ouvriers du syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) des communes forestières de Sélestat et environs ont installé leur « bureau » dans cette parcelle, la n° 148, de l’Illwald. « Cela fait trois ans qu’il y a une explosion des travaux à réaliser dans cette forêt », souligne Eddy Barrois, bûcheron de bientôt 50 ans, dont trente de « forêt ». « Il y a eu une réelle prise de conscience à Sélestat des enjeux forestiers », complète son collègue Dominique Fahrner, 46 ans, dont vingt-cinq de « forêt ».

Ce jour-là, les deux bûcherons expérimentés font équipe avec Loïc Voinson, 19 ans, embauché au Sivu depuis septembre 2017, et Florian Baumann, stagiaire depuis septembre. « C’est primordial qu’il y ait du sang neuf », avance Eddy Barrois. Dominique Fahrner rajoute : « Depuis quelques années, nous avons une arrivée pour trois départs. » Et comme plusieurs autres ouvriers approchent de l’âge de la retraite, il paraît incontournable que le Sivu procède à d’autres embauches. Notamment pour pouvoir constituer des équipes d’au minimum trois personnes. « En dessous, en termes de sécurité, ce n’est pas possible », dit Eddy Barrois.

• La sécurité, le maître mot au Sivu

La sécurité, c’est le maître mot en forêt. Et la mort d’un bûcheron dans la vallée de la Bruche en début de mois rappelle la dangerosité de leur tâche. « Il faut toujours être vigilant », glisse Eddy Barrois. Surtout que, comme le rappelle Dominique Fahrner, « avec la nature, nous sommes confrontés à un pourcentage d’incompréhensible ». Pourtant, pour rien au monde ils ne troqueraient leur place en forêt contre un poste en usine.

« Travailler dans la nature, c’est pour cela que j’ai choisi ce métier », assure Eddy Barrois. Les deux plus jeunes sont tombés dedans quand ils étaient petits : aussi bien Florian que Loïc ont un père bûcheron (celui de Florian exerce également au Sivu). « C’est un virus. Si vous ne l’avez pas jeune, ce n’est pas à 50 ans que vous allez l’attraper », indique Dominique Fahrner. En résumé, bûcheron est un métier passion. Qui, pour une certaine facette, demande de la patience. « Il y a un côté créatif, notamment avec la plantation. Et c’est un réel plaisir quand vous réalisez la coupe d’arbres que vous avez plantés vingt ans auparavant », détaille Dominique Fahrner. Ces experts des bois ont néanmoins le sentiment que les forêts se vident et qu’il faudrait enclencher un mouvement plus large de régénération. « Dans d’autres pays d’Europe, ils l’ont bien compris », glisse Dominique Fahrner. Alors que l’heure du déjeuner approche et que les quatre ouvriers du Sivu vont se retrouver autour du foyer allumé le matin, le chant d’un oiseau déchire le silence. « C’est un geai des chênes, assure Eddy Barrois. On l’appelle le gardien des forêts, car il chante dès qu’il aperçoit quelqu’un. » À leur manière, les hommes du Sivu sont également les protecteurs des espaces boisés de Sélestat et des environs.

Le coin mécanique, nouvel outil à disposition des bûcherons Les deux bûcherons enfoncent, à grands coups de hache, les coins dans la fente réalisée à la tronçonneuse. Photos L’Alsace Eddy Barrois explique la technique de perçage au cœur. Photos L’Alsace Un panneau signalant le chantier est installé en amont.

D N A- mercredi 21 février 2018



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