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L’évolution du temps de travail et de la méthode de salaire

Le temps de travail

Au début lorsque j’ai commencé mon métier, le travail était décontracté, nous étions assez libre dans notre travail. On travaillait essentiellement à la tâche, ce qui est maintenant révolu. Actuellement le bûcheron ne travaille plus à la tâche. Il travaille à la production ou au rendement. A l’époque du travail à la tâche on n’était pas limité sur le temps de travail on pouvait travailler 8-9 heures par jour et si on voyait que l’on avait gagné notre journée, on pouvait s’arrêter. Tandis que maintenant avec le travail à la production, il faut respecter les horaires et l’on est obligé de faire attention à notre rendement. En fait avant quand on était fatigué, on s’arrêtait sinon c’était dangereux. A cette époque le revenu d’un bûcheron était supérieur à un salarié d’usine à qualification égale. Actuellement c’est le contraire. Maintenant pour pouvoir travailler toute la journée nous sommes obligé de faire attention à notre rendement afin de ne pas prendre de risque au travail.

Un bûcheron fatigué est extrêmement dangereux pour lui-même et son entourage, car il faut toujours pouvoir réagir en cas de danger imprévu en forêt.



Depuis le passage aux 35 heures nos salaires ont baissé. Cela devient de plus en plus difficile car il faut fournir le même travail en moins de temps. Tout notre outillage (matériel, tronçonneuse, essence, huiles, transport, voiture) nous appartient. Ce sont des frais qui sont à notre charge avec des déductions partielles d’impôts. Par contre il n’y a pas de récupération de la TVA ni de temps pour l’entretien de tout ce matériel. Le bûcheron en général fabrique ses manches d’outils, les affûte et répare ses tronçonneuses. Ceci nous conduit à des salaires qui ne sont pas très élevés par rapport à la forte augmentation du carburant et des voitures 4*4 ces dernières années, ainsi que l’augmentation du prix du matériel : tronçonneuses etc. Coût du matériel pour l’installation d’un bûcheron, valeur calculé approximativement en l’année 2000 est de plus de 4 000 ? à ajouter la valeur du véhicule et l’amortissement de ce matériel.



Les méthodes de rémunérations

La différence entre le travail à la production et le travail à la tâche est qu’à la tache pas de contrainte horaire. Nous avons un travail à faire, une certaine somme est attribuée avec des barèmes pas toujours estimés juste par l’encadrement pour faire ce travail. Quant au travail à la production, ce n’est pas la même chose, nous avons un travail à faire. Une somme pour faire ce travail est également attribuée, mais celui-ci doit être défini dans les horaires imposés. La différence, c’est que si vous n’êtes pas bien (fatigué) en fin de journée et que vous voulez rentrer, ce n’est pas possible obligation de rester sur le chantier et de travailler.

Il y a donc différentes façons d’être rémunéré. Pour les dégagements, on peut être payé aux hectares, pour les bois de chauffages aux stères. Pour le travail d’exploitation au mètre cube suivant les classes. C’est assez compliqué parce que chaque classe est payée différemment. Le petit bois est payé plus, le moyen un peu moins et le gros-bois encore moins. Plus les arbres sont gros et moins on est rémunéré car l’on fait plus de volume dans la journée. Les difficultés prises en comptes sont le sol et la végétation, les difficultés aux arbres ainsi que le volume moyen, la densité, la pente et les difficultés complémentaires auquels se rajoutent l’écorçage, les démontages des houppiers, la mise en tas ou en andain, l’incinération. Le travail à la production est en diminution il n’y a plus que les exploitations (bois d’oeuvre) qui se font à la production. Tout ce qui est travaux de dégagement, chemin, plantation sont effectués au salaire horaire avec le coefficient de chaque salarié.

Depuis quelques années, nous avons des salaires qui ont vraiment tendance à se rapprocher du SMIC (1% d’augmentation par année). Nos employeurs paient une location partielle de notre matériel. Tout l’outillage, tronçonneuse, voiture et équipements divers devraient être la propriété de nos employeurs et l’entretien à la charge de celui-ci. Cela est maintenant reconnu par l’inspection du travail. Mais les inspecteurs débordés de travail n’agissent pas pour autant et ne nous aident pas de ce côté-là. Nous sommes considérés comme bûcherons communaux de droit privé, et non avec le statut de fonctionnaire. Seulement les bûcherons de droit privé dans un service public sont difficiles à gérer car la législation n’est pas adaptée à leurs différents statuts. Le président du S.I.V.U. (Syndicat Intercommunautaire à Vocation Unique), c’est-à-dire un élu communal qui délègue l’encadrement à l’O.N.F. Les fonctionnaires ont un salaire mensuel retraite à 55ans, bois de chauffage, maison, voiture de service etc. Mais comme ils sont aussi soumis à des réductions d’effectifs, ils déchargent de plus en plus de responsabilités et de travaux aux bûcherons. Ce qui pose : pendant le temps où nous effectuons le travail de notre encadrement, nous ne gagnons rien car ce travail n’est pas pris en compte à la production De plus, il faut travailler toujours davantage et plus vite dans de mauvaises conditions.




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