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Le Gui et la Lune

Nous avons vu plus haut l’affinité du Gui pour le milieu aqueux, sa consistance toute en plasticité et l’impérieuse nécessité pour lui de pousser dans un substrat liquide et vivant. La Lune règne sur les éléments aquatiques, c’est elle qui règle les marées et les menstruations des femmes. Le Gui porte sa signature. On peut voir en plein hiver ces petites baies blanches de formes sphériques, tout à fait lunaires, remplies d’une substance limpide, translucide et lumineuse. Non seulement ses fruits sont sphériques mais il se développe de façon sphérique. Ce n’est pas par hasard si l’on dit une « boule de Gui ». Au bout de quelques années, il forme un parfait « globe » dans lequel on ne peut plus discerner ni haut, ni bas, ni commencement, ni fin et qui flotte dans l’espace, refermé sur lui-même, constituant un espace de vie qui lui est propre. Inséré dans l’espace terrestre et en même temps isolé de cet espace, il accomplit ce qu’il doit faire.

Sa cueillette s’effectuait en fonction des phases lunaires. Toujours selon PLINE : -« La cueillette du Gui avait lieu le 6ème jour de la Lune, jour choisi parce que la Lune est déjà dans toute sa force sans être à mi-cours ». La récolte du Gui se faisait donc la 7 ème nuit à compter de la Nouvelle Lune la plus proche du Solstice d’hiver ( moment où le Gui arrive à pleine maturité et acquiert toute sa force et ses qualités).

Il faut rappeler que les Celtes comptaient le temps en nuits et non en jours, mettant l’accent sur les forces en devenir, sur les énergies de croissance et non sur celles arrivant à terme, qui de ce fait amorçaient déjà leur déclin. Pour les Celtes c’est la nuit qui donne naissance au jour, la lumière est contenue dans les ténèbres, comme l’Être est issu du non-Être. De plus la nuit favorise l’éclosion du monde intérieur, c’est le royaume du rêve et de la Lune.

Maîtresse du temps, la Lune enseigne que la vie est rythme, qu’après le plus vient le moins, mais qu’il n’y a pas d’anéantissement. Par sa faculté de résister au déroulement normal des saisons, d’ignorer les processus morbides, de manifester la vie, le Gui incarne la force vitale qui subsiste au-delà des apparences. Symbole de l’âme immortelle qui traverse la mort, comme le Gui, l’hiver. Cette capacité d’agir à contre rythme, de s’opposer à certains rythmes, fait du Gui une plante de haute valeur thérapeutique dans les pathologies cancéreuses.

Dans la tradition druidique le Gui est en même temps remède et plante initiatique.

Claire BONNET



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