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les organismes de défense du bûcheron et leurs actions

Pour défendre nos droits, il y a quelques syndicats qui n’interviennent pas toujours dans le bon sens et ils ont du mal à motiver les salariés pour qu’ils se regroupent afin de se défendre. De plus les salaires baissent et les cotisations des syndicats ne sont pas données non plus. Les délégués du personnel ne sont pas toujours aux top pour défendre les intérêts des salariés. Et quand vous avez travaillé dur toute la journée, c’est difficile de s’investir en recherche de loi et de textes pour défendre vos droits. Un bûcheron qui est fatigué le soir n’aime pas trop réfléchir et se mettre à des écritures sur ce genre de chose. C’est pour cela qu’il se défend très peu et préfère travailler plus pour compenser les pertes de salaire. Le soir il est fatigué, il n’a plus envie de se casser la tête. Actuellement j’ai l’impression que les représentants employeurs ralentissent au maximum les négociations pour la mise en place de C.H.S.C.T. pourtant obligatoire pour les métiers dangereux.

En trente ans de carrière, j’ai vu deux grèves, c’est vraiment très peu vis-à-vis des problèmes qu’il y aurait à résoudre actuellement. La première grève était pour avoir droit aux intempéries, afin que l’on nous donne quelque chose en hiver quand il fait mauvais. On est donc arrivé à avoir 2 % du salaire annuel ce qui est vraiment ridicule. Nous n’avons pas droit au pourcentage comme dans le bâtiment où les salariés touchent 75 % de leurs salaires. Nous recevons une indemnité compensatrice des difficultés de travail consécutives aux intempéries annuelles, de 2 % du salaire pour 10 jours d’intempéries et après on nous rajoute 0,2 % par jour d’intempérie. Pour moi 34 ? par jours en 2004. Cela ne nous fait donc pas grand-chose à la fin de l’année, c’est toujours mieux que rien car avant on n’avait rien certains bûcherons prennent leurs congés ou les R. T. T afin de ne pas perdre de salaire.

La deuxième grève portait sur la question du statue ! Droit public ou droit privé. Moi, j’étais partisan du droit public. Les bûcherons voulaient tous être de droit privés ce qui est mauvais pour nous maintenant, car avant nous avions un statue mixte. Maintenant que nous sommes de droit privé, le licenciement est plus facile. Moi j’étais pour le droit public, mais seulement il n’existait aucun texte pour nous introduire dans le droit public. On ne voulait pas nous mettre avec les ouvriers communaux. Ils nous ont tourné en bourrique en disant aux bûcherons qu’à partir du moment où ils seraient de droit public, il n’y aurait plus de travaux à la tâche. Comme le travail à la tâche est une motivation pour le bûcheron, nous sommes passés au droit privé. Mais le travail à la tâche a malgré tout cessé, et a été remplacé par le travail à la production. Les bûcherons ont mis un certain temps à comprendre ce qu’était le travail à la production, aujourd’hui ils ont compris et certains reviendraient bien en arrière...




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